Mets la culpabilité dehors! Je t'admire beaucoup.


Mets la culpabilité dehors! Je t'admire beaucoup. 😘

Voilà un message que j’ai reçu d’une amie la semaine dernière. Un message qui m’est parvenue au bon moment, comme quoi la vie fait bien les choses!

J’ai choisi un mode de vie ATYPIQUE et bien que certaines personne m’admire et admire ce mode de vie, il y a quand même une certaine pression dans mon entourage à solidifier ma base, à voyager moins, à économiser plus, à ne pas faire garder mes enfants (maintenant que j’ai une garde partagé, je devrais être avec eux 100% du temps), la pression d’avoir une relation stable maison/routine.

Alors, voici pour ceux qui aurait envie de juger mes choix de vie :

Pendant près de 10 ans, je n’ai pas pu quitter la maison. J’avais à peine le droit d’aller à un souper entre collègue, un souper entre amie. Les voyages n’étaient pas accessibles. Passer un week-end chez mes parents nécessitait un approbation ou un accompagnement. Et si j’osais le faire, mon téléphone retentissait pour un nombre inimaginable de fois, cumulant les reproches, les accusations ou les bouderies.

Je crois que j’ai mérité mon droit de voyager, autant que je le désire, dans tous les endroits que je désire.

Pendant près de 10 ans, je n’ai pas été maître de mes finances. J’ai à peine réussi à garder un emploi puisque la tâche qui m’appartenait était celle de la mère, celle qui prend soin, celle qui utilise chaque sous de ses revenus pour subvenir au besoin de ses enfants. Je suis aussi la femme, une parmi tant d’autre, qui a traversé la faillite à la suite d’une séparation.

Alors, je crois avoir mérité mon droit de dépensé, d’économisé, de gérer mes finances à ma discrétion.

Pendant près de 11 ans, puisque c’est l’âge de ma fille, j’ai été la personne en charge de la charge mentale du rôle d’être parent. Celle qui prend les rendez-vous, celle qui s’occupe des enfants fiévreux. La maman qui aime, qui cajole, qui réconforte quand elle a besoin elle-même d’être réconforter. Mes enfants savent à quel point je les aime, et qu'ils sont ce que j'ai de plus précieux.

Alors, je crois que j’ai mérité le droit d’avoir l’aide de mes parents quand cette charge me rattrape. Je crois avoir le droit de laisser mes enfants entre bonne mains, pendant qu’ils s’amusent en campagne et que je pars à l’extérieur pour un jour supplémentaire.

Pendant plus de 10 ans, j’ai tout donné, j’ai donné de l’amour à une personne qui ne le méritais pas, et ensuite j’ai donné de l’amour à une personne qui le méritait. J’ai quitté une relation malsaine, il y a quelques années.
Et une relation saine, il y a quelques mois. Et ma raison… j’avais besoin de me retrouver.

C’est un peu égoïste, oui je sais on me l’a dit.

Je n’ai pas envie d’être jugé si je décide d’aimer une personne qui vie à des centaines de kilomètres. Je n’ai pas envie qu’on me juge si je me rends compte que les relations typiques ne sont pas faites pour moi. Je n’ai pas envie qu’on me juge si je décide d’aimer plusieurs personnes à la fois, ou aucune.

Je mérite d’aimer qui je le souhaite, quand je le souhaite et d’être aimé de la même façon.

On m’a demandé si je faisais une crise de la trentaine.

Des amies ont discuté à mon sujet, de leur incompréhension face à mon mode de vie, sans me consulter, sans tenter de comprendre. Jusqu’à ce que leur échos me rejoignent.

On m’a demandé si je fais de la fuite… Qui n’en ferait pas avec une histoire comme la mienne. Qui n’irais pas se reposer entre deux dates de procès, un procès qui dure depuis plus de 2 ans et demi. Qui n’irais pas loin pour oublier un peu la lourdeur de ce qui se passe à la maison.

Des gens de mon entourage ont commenté que ma vie ne fait pas de sens.
C’est vrai… ma vie ne fait pas de sens pour tout le monde.

Mais pour moi, elle a tout son sens. C’est la vie qui me convient. Je suis une personne atypique et j’ai l’intention de poursuivre dans cette voie, car chacune des petites choses que je m’autorise à vivre en ce moment, j’en suis grandement reconnaissante. Car à un certain moment de ma vie, elles m’étaient complètement inaccessibles.

J’arrive à 32 ans, et je me sens finalement épanouie et en contrôle de ma vie, alors si ce choix ne fait pas de sens pour certains d’entre vous, je ne sais pas ce qui en fera.  
Mais une chose est certaine, malgré le jugement de certaines personnes autour de moi, je ne me sentirai pas coupable d’être heureuse, car ça aussi je crois que je l’ai bien mérité.



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