La solitude


Coucher dans mon lit, seule, la solitude m'envahit.

Cette nuit, il n'y aura pas d'amoureux à mes côtés. Pas de bras pour m'entourer. Pas de présence pour me chuchoter que c'est seulement un mauvais rêve. Personne pour m'enlacer, pour me rendormir en sécurité. Cette nuit, personne n'aura besoin de ma présence.

Cette nuit, il n'y aura pas d'enfants que je laisserai monter dans mon lit. Pour me blottir, et me réconforter. Il n'y aura pas d'enfants qui ont besoin d'être rassurer. Cette nuit, personne n'aura besoin de maman. 

Les nombreux coussins sont complètement inutiles et les chats...

Ce soir, je suis seule.

Je met en pratique chacun des trucs qu'on m'a donné. Ce soir, je me répète que je ne vais pas mourir, que je suis en sécurité. Ce soir, je me répète que je suis suffisante pour être seule. Ce soir, je me répète à quel point j'ai cheminé. Ce soir, je tente de mettre en pratique, la fin de l'évitement et l'acceptation de ce sentiment de solitude. Je n'appellerai pas d'ami pour venir me border. Je n'utiliserai pas les médias sociaux jusqu'à m'endormir, les yeux qui chauffent. Ce soir, je m'endormirai seule, sans larmes, sans boule dans la gorge, sans prière demandant une nuit sans cauchemars. 

Et ce sentiment perplexe m'envahit, j'aime être seule. L'être que je suis en a besoin. Parfois, j'ai besoin d'être seule et de me retrouver avec moi-même.  Mais j'aime être seule, quand j'ai envie d'être seule. 

La solitude, la vrai, elle me fait peur. Elle me déstabilise. 

Cette solitude, la peur de ne pas appartenir, de ne pas être assez, de ne pas être entouré. La peur d'être physiquement seule. Cette solitude me fige. 

Cette peur, elle m'accompagne dans toutes les sphères de ma vie. Cette peur de ne pas être assez pour avoir droit à l'amour des autres. Et, je suis ma pire ennemi, me privant de lien avec les gens, par peur de ne pas être assez, par peur de ne rien avoir à offrir aux autres. Je suis responsable d'une de mes plus grande crainte, je me plonge dans la solitude, malgré son inconfort. 

Quand on ne s'attache pas, quand on ne s'ouvre pas, l'abandon fait moins mal. Quand on grandit en sachant que les amitiés se terminent trop souvent et que l'amour inconditionnelle est une théorie qui ne s'applique malheureusement pas dans tout les cas. Quand on cumule les échecs amoureux, les relations blessantes, les amitiés non-achevés, la solitude, bien qu'elle fasse si peur, reste la solution la plus confortable.

Une bataille émotionnelle entre - Être seule pour ne pas être blessé et être blessé par ce sentiment de solitude. 

Comment trouver une équilibre dans ce dilemme émotionnel? Je n'ai malheureusement pas encore trouver la réponse.

Toutefois, j'essaie de rendre chaque moment de solitude un peu plus agréable. J'essaie d'apprivoiser la nouvelle personne que je suis. La femme pleine de rêve et d'ambition, j'essaie de prendre les moments de solitude pour la connaître davantage. En apprenant à la connaitre davantage cette femme, peut-être que j'accepterai que sa différence la rend unique et qu'elle est assez, dans toutes les sphères de sa vie.

Ce soir, la femme que je suis, elle a besoin de moi. Alors du mieux que je le peux, je prendrai soin d'elle.

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